Mois: mars 2015

Trésor n°23 – L’île aux trésors

L’île de San Antão recèle bien des trésors mais, cette fois-ci, nul besoin d’explications, les photos parlent d’elles-mêmes …

Randonnée en bord de mer

Randonnée en bord de mer

Les maisons colorées de l'île

Les maisons colorées de l’île

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La douceur de vivre de Ponta do Sol

La douceur de vivre de Ponta do Sol

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Montagne et cocotiers

Montagne et cocotiers

Les jolis sentiers pavés à la main

Les jolis sentiers pavés à la main

Les cultures en terrasse

Les cultures en terrasse

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Des paysages à couper le souffle

Des paysages à couper le souffle

Le sourire des écoliers

Le sourire des écoliers

La musique capverdienne

La musique capverdienne

Les couleurs de l'océan

Les couleurs de l’océan

Le coucher de soleil capverdien

Le coucher de soleil capverdien

 

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Trésor n°22 – Un accueil capverdien digne de ce nom !

Voilà 2 semaines que nous sommes arrivés au Cap Vert (langue officielle : Portugais), sur l’île de San Antão plus précisément. L’île est comparable à un gros caillou posé au milieu de l’océan, ce qui en fait le paradis des randonneurs. Nous sommes partis le 25 février de Dakar pour accoster sur les berges de l’île de San Antão, au nord de l’archipel le 26 février. Une fois installés dans une chambre pour une durée approximative d’un mois à Ponta do Sol, nous avons pris la température du pays. Nous avons découvert une culture bien différente de celle des 5 derniers mois. Le Cap Vert a des accents brésiliens, antillais, cubains… La population est beaucoup plus métissée, elle vit de la pêche et du beau temps au rythme de l’île. Les maisons sont colorées, les tenues se résument davantage aux petits débardeurs, shorts et minijupes, bienvenue au Cap Vert !

Ponta do Sol

Ponta do Sol

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Fonthainas

Fonthainas

Ribeira Grande

Ribeira Grande

En ce vendredi 6 mars, nous voilà donc partis pour une rando « tranquille » dans la vallée de Ribeira Grande. « Tranquille » » puisque David est en rémission ! Eh oui, le pauvre garçon s’est fait (dès la 1ere sortie) deux magnifiques ampoules ouvertes…

David et ses ampoules

David et ses ampoules

Après une heure de marche nous traversons un petit village tout plein de charme du nom de Figueiral, des enfants rentrants de l’école nous disent « Olaaaaa ! », et il est là, plus haut dans la ruelle, il nous observe, non pas Emmanuel le militaire du trésor n°4 mais bien Pierre Lopes, l’homme à la moustache ! Pierre représente l’accueil capverdien par excellence !

« Vous êtes français ? » nous demande-t-il.

« Oui !! »

« Ça tombe bien moi aussi ! » (étonnant ! Il a plutôt l’air d’un capverdien ou portugais pure souche)

La discussion est engagée, il nous explique rapidement qu’il est en réalité capverdien naturalisé français et qu’il passe 5 mois dans l’année ici, à San Antão, pour s’occuper de sa moman (qui a déjà 100 ans) et de ces quelques terres pour « arrondir les fins de mois » comme il dit. Au bout de 5 min, il nous propose de nous préparer un punch miel, boisson locale à base de grogue (alcool de canne à sucre) et de « miel » (sirop de canne à sucre). « Bonnnn, ok on accepte ! ». On pensait continuer un peu à marcher à la base mais on verra ça plus tard.

Nous sommes finalement restés une heure et demie à discuter, regarder les photos d’avant quand il faisait de l’athlétisme, gouter son punch maison, gouter son rhum maison (grogue très très vieux), gouter la papaye confite de sa voisine, et enfin gouter la catchupa qu’il s’était préparée pour le repas (plat à base de haricots et maïs).

Punch miel maison

Punch miel maison

Catchupa

Catchupa

Malgré ce que vous pouvez penser en voyant la photo, l’homme à la moustache a déjà 72 ans, et est toujours en forme ! Entraineur d’une équipe de foot nationale, producteur de grogue, producteur de rhum et agriculteur du haut de sa terrasse car il embauche des jeunes pour travailler dans les champs et s’occuper des bêtes à sa place. Pour ceux que ça intéresse Pierre accueille les voyageurs dans sa maison (chambres, dortoir, cuisine, etc) pour la modique somme de 550 CVE (pour une chambre double) soit 5€. Le dortoir peut accueillir jusqu’à 30 personnes.

Numéro de Pierre Lopes : 00 238 224 22 37

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Nous avons passé un très agréable moment en sa compagnie, après un dernier petit punch nous avons repris la route, mais du retour cette fois-ci !

Trésor n°21 – Rama Diaw ou le stylisme à l’africaine

Elle est une des belles rencontres de notre passage à Saint-Louis, Rama Diaw créatrice de mode sénégalaise et fière de l’être !

La créatrice Rama Diaw

La créatrice Rama Diaw

Par un après-midi quelque peu venteux, nous décidons de faire un tour des boutiques de la ville. Sur l’île centrale, à l’architecture coloniale forte, aux maisons colorées de rose, bleu, vert, jaune et aux balcons en fer forgé, nous voilà déambulant au hasard des rues. C’est alors que notre regard est attiré par la devanture d’un magasin un peu plus coloré que les autres et aux couleurs chatoyantes de l’Afrique. L’inscription que nous pouvons lire sur la façade est la suivante : Rama Collection, créatrice de mode.

Notre curiosité piquée au vif, nous décidons d’aller y jeter un œil !

Quelle belle surprise d’y découvrir de beaux vêtements originaux travaillés à base de wax (=tissus africains). En 5 mois de voyage en Afrique de l’ouest, c’est la première fois que nous voyons des vêtements aussi bien travaillés. Ils sont à la fois, originaux, modernes et également empreints de tradition africaine.

Nous avons rencontré la créatrice pour comprendre d’où lui sont venus cette inspiration et cette passion. Rama est une personne très souriante, à la voix chaleureuse. Elle s’exprime avec passion et capte l’attention par son style soigné de la tête aux pieds et qui lui va si bien.

Elle nous raconte alors ses débuts. Dès son plus jeune âge elle se différenciait de ses copines à l’école. Tandis que les autres portaient des jeans et copiaient les européens, Elle portait une jupe courte, avec un petit haut cintré et un béret, le tout en wax ! Cela lui a valu le surnom de « majorette ». Elle passait beaucoup de temps avec son couturier. Elle dessinait les modèles, choisissait les tissus, lui comprenait très vite et réalisait exactement ce qu’elle voulait. C’est avec lui qu’elle a commencé à apprendre le métier.

Son père était peintre et artiste, elle a vécu une enfance pleine de couleurs. Aujourd’hui, elle s’inspire des tableaux de son père pour ses créations.

En 2007, après quelques années de petits boulots, elle décide de faire de sa passion sa profession. Elle part en Europe, en Asie pour gagner en expérience auprès d’autres créateurs et trouver de nouvelles inspirations. Elle est invitée à plusieurs défilés pour montrer ses créations et c’est un franc succès.

Elle possède aujourd’hui 2 magasins et vend ses créations, des vêtements aux bijoux, en passant par les chapeaux et les sacs. Les chutes de tissus sont donc recyclées pour customisés des accessoires et les assortir à ses collections.

Rama Diaw croit en ses créations et en l’Afrique, elle veut transmettre les valeurs de son continent et mettre en avant les magnifiques tissus produits ici. Elle se fournit au Togo, au Burkina, au Cameroun et en Côte d’Ivoire où les tissus sont de très bonne qualité et 100% coton. « L’Afrique c’est l’avenir ! »

Si vous venez faire un tour à Saint-Louis, nous vous invitons donc à lui rendre visite et venir découvrir ses créations, vous tomberez sous le charme, nous vous le garantissons !

Jetez-donc un coup d’oeil dans la boutique ci-dessous 😉

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Trésor n°20 – Pape Samba Sow, un Saint-Louisien aux multiples talents

Après une semaine à Dakar, nous reprenons la route pour Saint-Louis, à quelques kilomètres de la frontière mauritanienne. Là-bas nous attend déjà Pape Samba Sow – de son nom d’artiste Zoumba – qui nous a proposé de nous héberger pour 1 semaine. Zoumba étant un ami de l’ancienne institutrice de Marine (CE1 – CE2) ce fût facile de nouer le contact.

Mais qui est ce fameux Zoumba ?

Musicien, conteur, écrivain, poète, animateur radio, enseignant, metteur en scène, responsable régional de la ligue des droits de l’Homme, responsable de la promotion de la culture au sein de la mairie de Saint-Louis, etc. Vous l’aurez compris, Zoumba est un artiste accompli, engagé dans sa ville et dans son pays mais pas seulement. Grâce à de belles rencontres avec des américains et des allemands et à ses talents de conteur il est aujourd’hui fier de nous dire qu’il a déjà joué dans 29 pays différents.

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Contrairement à d’autres, la culture africaine se transmet à l’oral depuis la nuit des temps, ce qui la rend fragile. Les griots (conteurs/chanteurs) se font de plus en plus rares à conter des histoires sous les arbres à palabres. Mais depuis quelques temps, des artistes comme Zoumba font des pieds et des mains pour que cette tradition orale ne disparaisse pas et qu’elle soit même répandue grâce à des représentations dans le monde entier. Zoumba est en ce moment même en train d’organiser le festival des contes africains sur Saint-Louis, ville déjà active en culture avec le festival « Saint-Louis Jazz ».

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Zoumba s’avère être un homme haut en couleur, il a toujours mille projets en tête et en cours de réalisation mais n’en est pas moins accueillant. Dès notre arrivée il nous a considérés comme ses amis. Pour conclure c’est un homme passionné et passionnant avec qui nous avons passé des soirées à converser autour d’un thé (tradition oblige), nous avons même eu le droit à une représentation privée (en chaussettes) avec l’un de ces musiciens. Cette semaine en sa compagnie et celle de sa famille fût tout simplement GE – NI – ALE !