Trésor n°19 – L’île de N’Gor

Jeudi matin, réveillés par le muezzin de la grande mosquée de Dakar (prière oblige), nous sortons du lit. Voilà quelques jours que nous dormons chez Natsuno (une amie japonaise rencontrée au Burkina, chez Marine et Oussou, eux-mêmes rencontrés grâce à Anna, une amie française rencontrée au Togo voilà déjà un moment), vous suivez ?

Après 2 jours sans vraiment faire grand-chose on décide de sortir visiter les abords de la ville, en particulier l’île de N’Gor. Inutile de préciser que Dakar est une capitale qui va vite !  Le centre-ville est bruyant, on est constamment alpagués par des vendeurs dans la rue. En 200 mètres on te propose tout, du masque en bois à la télécommande en passant par les serpillères. Bref, vivre à Dakar est quelque peu fatiguant, elle est différente des autres capitales d’Afrique de l’ouest comme Bamako qui s’apparenterait davantage à un gros village. Nous décidons donc de sortir du centre pour se perdre dans les ruelles de l’île de N’Gor, c’est sympathique paraît-il !

25 minutes de car rapide plus tard, nous arrivons sur la plage qui fait face à l’île. Après avoir trempé les pieds dans l’eau et pris 2-3 photos (on ne perd pas les habitudes de touristes), un homme nous appelle de loin. « Et me*** il va encore vouloir nous vendre un tour en pirogue ou des arachides ! » se dit David. « Hey bonjour, vous voulez traverser pour l’île ? » dit l’homme. « Bingo ! Ça n’a pas loupé ! » . Mais en réalité David a été mauvaise langue. Ce gars, Billy, est tout simplement le gérant de la liaison « continent-île », à aucun moment il ne s’est dit « Tiens, des toubabs, je vais me les mettre dans la poche ! ». Bref, l’aller-retour coûte 500FCFA (0,80€), on y va !

David face à l'île

David face à l’île

5 minutes suffisent à traverser mais la mer est légèrement agitée et la pirogue prend l’eau, imperturbable, le piroguier fonce avec sa pirogue à moteur ! On débarque sur la plage.

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Une heure durant on va se perdre dans les minuscules ruelles d’un Mont Saint-Michel à la sénégalaise.

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Les ruelles de l'île

Les ruelles de l’île

C’est dans l’une de ces ruelles que nous rencontrons Lune, teinturier et maître batikeur sénégalais. Ses batiks sont magnifiques, ses foulards également. On se laisse tenter par les foulards car les batiks décoratifs on connaît déjà. En plus il fait froid (eh oui, c’est possible) donc ce ne sera pas de trop. Lune est vraiment touchant et nous a conté sa vie sur l’île. Pour ceux qui ignorent ce à quoi un batik peut ressembler, nous vous laissons aller voir au trésor n°3. La rencontre fut très agréable, loin de l’effervescence de la capitale.

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Lune et sa boutique

Lune et sa boutique

L’après-midi continue au bord de l’eau, une gazelle à la main, un des foulards de Lune sur la tête. Dans quelques jours nous partons pour St-Louis.

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3 commentaires

  1. Nickel une fois de plus !! En effet, tu n’as pas l’air d’avoir bien chaud Marine !! Par contre toi David, tee shirt !! Lequel est malade !!
    bisous à vous 2.
    Maman Cath

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  2. David, tu n’as pas trouvé les toilettes ? (envie de pipi sur la photo n°3 ??? lol).
    Mamoune, tu as l’aire crevée sur la dernière photo, c’est si crevant la grande ville ?
    Bizou je vous aime

    J'aime

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