Trésor n°10 – Mole National Park

6h30 du matin, après une nuit à la belle étoile sur un toit de Larabanga, on grimpe sur deux bicyclettes appartenant à la communauté. Direction le parc de Mole pour une randonnée safari.

Les vélos sont légèrement bringuebalants, celui de David est trop petit mais qu’importe, ça va le faire ! C’est parti pour 6 km. Une descente, « Oh cool si c’est comme ça tout du long ! » se dit-on. Mais le plaisir est de courte durée, au bout de 500 m un faux-plat interminable se dévoile sous nos roues. On n’a pas le choix, il faut continuer, le départ du safari est à 7h30.

A 7h02, nous passons, tels deux héros de guerre remontant les Champs Elysées, sous la grande arche indiquant l’entrée du parc. David rempli le registre, le gardien lui demande s’il est armé « Euh non je ne crois pas » répond-il, des animaux à déclarer ? « Non plus ! »

On continue notre route après avoir payé la taxe d’entrée. Marine a mal aux fesses à cause de la selle, David a mal aux fesses à cause de la balade de la veille, mais passons les détails. Nous arrivons au bureau des guides, reste plus qu’à payer la visite et attendre notre guide. 45 min plus tard, le guide arrive, c’est parti pour le safari !

Marine et le guide

Marine et le guide

Le guide, que nous appellerons John (car il ne s’est pas présenté), nous accompagne alors 3h durant dans la nature sauvage. Il est 8h, le soleil cogne déjà fort, voilà 15 min que nous nous prenons pour des maquisards dans le sud de la France. Quand tout à coup, un petit phacochère d’une 100aine de kilos passe à 3-4 m de nous l’air de rien, apparemment il n’est pas méchant, il faut juste éviter de l’énerver et de faire des grands gestes, « On va faire attention ! ». On continue lorsque John nous explique qu’on est sur le territoire des singes. Il nous explique également que 65 groupes (familles) de primates ont été recensés sur l’ensemble du parc. En 5 min, tous les singes du secteur savaient qu’on était là, les sentinelles nous surveillaient à bonne distance.

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Phacochère

Une sentinelle

Une sentinelle

Le safari continue, nous traversons hautes herbes, terrains arides et forêt dense, quand sur les coups de 9h30, alors que nous traversions un petit marrais debout sur des troncs d’arbres, un bruit relativement proche de nous se fait entendre. John nous dit d’une voix calme « C’est soit un éléphant, soit un crocodile. ». Okkkk, merci John, on fait gaffe ! On traverse le marais et on observera de plus loin.

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Un peu plus loin, se dresse en effet une tour d’observation (pour ornithologue), point de vue stratégique qui permet d’observer une étendue d’eau et ses alentours. On s’y installe, John nous raconte que lorsque le soleil cogne c’est ici, entre autre, que les éléphants du parc (entre 300 et 400) viennent se rafraichir. Malheureusement pas d’éléphant à l’horizon, nous reviendrons plus tard pour tenter d’en voir.

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S’en est suivie 1h de marche dans la brousse à observer différentes familles de singes, d’antilopes et de phacochères. Toujours à la recherche d’éléphants nous traversons plusieurs pistes datant de la veille. On s’en doutait mais on se rend rapidement compte que l’animal doit être immense vu les traces qu’il a laissé aux abords des points d’eau.

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Antilope

 

Empreinte d'éléphant

Empreinte d’éléphant

Il nous reste 30 min sur les 3 h prévues, John nous propose d’aller rendre visite au village du parc. Le village a été construit en même temps que le parc pour héberger l’ensemble des employés du parc (guide, soigneur, garde forestiers, etc). A notre surprise, un groupe de babouins s’est également installé aux abords du village et vit avec les habitants. Les phacochères sont également de la partie.

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La randonnée est maintenant terminée, après discussion avec les autres guides nous apprenons qu’aucun d’eux n’a observé les éléphants dans la matinée, ils n’étaient tout simplement pas là. Pendant le repas que nous prenons à la cantine des travailleurs, un garde forestier nous conseille d’aller près du restaurant après manger, nous aurons alors un très beau point de vue sur le parc et l’étendue d’eau où viennent se rafraichir les grands mammifères. S’ils sortent de leur cachette, c’est d’ici que nous pourrons les voir.

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30 min passent sans voir d’éléphants, nous avons néanmoins profité du paysage. C’est maintenant l’heure de partir direction le Burkina Faso.

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