Le der des der

Bonjour à tous !

Cet article sera le dernier sur ce blog, mais le projet continue ! Nous sommes bien rentrés en France il y a 3 semaines, le passage de 25°C au soleil à 8°C sous la pluie a d’ailleurs été difficile. A présent c’est bon, nous nous sommes habitués au froid et à la pluie…

Le projet continue effectivement puisque nous venons tout juste de nous lancer dans l’écriture du livre retraçant notre voyage.

Nous tenions aujourd’hui à tous vous remercier pour nous avoir suivis de près ou de loin tout au long de ces 6 mois ainsi que pour vos commentaires encourageants.

Nous remercions également l’ensemble de nos donateurs sans qui ce voyage n’aurait sûrement pas eu lieu.

Un ENOOOORME MERCI à :

Morad Boutouba

Caroline Dufy

Céline Godani

Marine Masson

Guillaume Ruedin

Tanguy Pommeret

Thaddé Girandier

Tiphaine Vannier

Romain Regne

Manon Jouvenel

Etienne Durand

Hélène Leherpeur

Françoise Cousin

Fabien Fontaine

Catherine Vannier

Fabien Pottier

Bernard Aubin

Ina Vogler

Raphael Brière

Claudine Bourgouin

Albert et Marie-Jo Sablé

Cyrielle Liot

Martine Pottier

Matthieu Baly

Thibault Violet

André et Bernadette Girandier

Xavier et Marylène Sablé

Camille Vasseur

Amaury Jaskowiec

Nicole et Joseph Guilbaud

Thomas Sablé et Céline Derrien

Maxime Alibert

Guillaume et Laurence Sablé

Thibaut Pommier

Michel et Isabelle Olivrie

Antonin Olivrie

Nathalie Dubosq

Benjamin et Léa Gallet

Brigitte et Loïc Sablé

Cyriaque Vannier

Didier Sablé

Aloïs Nougaret

Camille Sablé

Marie Cherruault

Véronique Lesiourd

Marilou Pieau

Alexandre Zerr

Pierre-François Thomas

Guillaume Ruedin

Camille Vène

Madeleine et Roger Leplé

Trésor n°23 – L’île aux trésors

L’île de San Antão recèle bien des trésors mais, cette fois-ci, nul besoin d’explications, les photos parlent d’elles-mêmes …

Randonnée en bord de mer

Randonnée en bord de mer

Les maisons colorées de l'île

Les maisons colorées de l’île

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La douceur de vivre de Ponta do Sol

La douceur de vivre de Ponta do Sol

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Montagne et cocotiers

Montagne et cocotiers

Les jolis sentiers pavés à la main

Les jolis sentiers pavés à la main

Les cultures en terrasse

Les cultures en terrasse

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Des paysages à couper le souffle

Des paysages à couper le souffle

Le sourire des écoliers

Le sourire des écoliers

La musique capverdienne

La musique capverdienne

Les couleurs de l'océan

Les couleurs de l’océan

Le coucher de soleil capverdien

Le coucher de soleil capverdien

 

Trésor n°22 – Un accueil capverdien digne de ce nom !

Voilà 2 semaines que nous sommes arrivés au Cap Vert (langue officielle : Portugais), sur l’île de San Antão plus précisément. L’île est comparable à un gros caillou posé au milieu de l’océan, ce qui en fait le paradis des randonneurs. Nous sommes partis le 25 février de Dakar pour accoster sur les berges de l’île de San Antão, au nord de l’archipel le 26 février. Une fois installés dans une chambre pour une durée approximative d’un mois à Ponta do Sol, nous avons pris la température du pays. Nous avons découvert une culture bien différente de celle des 5 derniers mois. Le Cap Vert a des accents brésiliens, antillais, cubains… La population est beaucoup plus métissée, elle vit de la pêche et du beau temps au rythme de l’île. Les maisons sont colorées, les tenues se résument davantage aux petits débardeurs, shorts et minijupes, bienvenue au Cap Vert !

Ponta do Sol

Ponta do Sol

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Fonthainas

Fonthainas

Ribeira Grande

Ribeira Grande

En ce vendredi 6 mars, nous voilà donc partis pour une rando « tranquille » dans la vallée de Ribeira Grande. « Tranquille » » puisque David est en rémission ! Eh oui, le pauvre garçon s’est fait (dès la 1ere sortie) deux magnifiques ampoules ouvertes…

David et ses ampoules

David et ses ampoules

Après une heure de marche nous traversons un petit village tout plein de charme du nom de Figueiral, des enfants rentrants de l’école nous disent « Olaaaaa ! », et il est là, plus haut dans la ruelle, il nous observe, non pas Emmanuel le militaire du trésor n°4 mais bien Pierre Lopes, l’homme à la moustache ! Pierre représente l’accueil capverdien par excellence !

« Vous êtes français ? » nous demande-t-il.

« Oui !! »

« Ça tombe bien moi aussi ! » (étonnant ! Il a plutôt l’air d’un capverdien ou portugais pure souche)

La discussion est engagée, il nous explique rapidement qu’il est en réalité capverdien naturalisé français et qu’il passe 5 mois dans l’année ici, à San Antão, pour s’occuper de sa moman (qui a déjà 100 ans) et de ces quelques terres pour « arrondir les fins de mois » comme il dit. Au bout de 5 min, il nous propose de nous préparer un punch miel, boisson locale à base de grogue (alcool de canne à sucre) et de « miel » (sirop de canne à sucre). « Bonnnn, ok on accepte ! ». On pensait continuer un peu à marcher à la base mais on verra ça plus tard.

Nous sommes finalement restés une heure et demie à discuter, regarder les photos d’avant quand il faisait de l’athlétisme, gouter son punch maison, gouter son rhum maison (grogue très très vieux), gouter la papaye confite de sa voisine, et enfin gouter la catchupa qu’il s’était préparée pour le repas (plat à base de haricots et maïs).

Punch miel maison

Punch miel maison

Catchupa

Catchupa

Malgré ce que vous pouvez penser en voyant la photo, l’homme à la moustache a déjà 72 ans, et est toujours en forme ! Entraineur d’une équipe de foot nationale, producteur de grogue, producteur de rhum et agriculteur du haut de sa terrasse car il embauche des jeunes pour travailler dans les champs et s’occuper des bêtes à sa place. Pour ceux que ça intéresse Pierre accueille les voyageurs dans sa maison (chambres, dortoir, cuisine, etc) pour la modique somme de 550 CVE (pour une chambre double) soit 5€. Le dortoir peut accueillir jusqu’à 30 personnes.

Numéro de Pierre Lopes : 00 238 224 22 37

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Nous avons passé un très agréable moment en sa compagnie, après un dernier petit punch nous avons repris la route, mais du retour cette fois-ci !

Trésor n°21 – Rama Diaw ou le stylisme à l’africaine

Elle est une des belles rencontres de notre passage à Saint-Louis, Rama Diaw créatrice de mode sénégalaise et fière de l’être !

La créatrice Rama Diaw

La créatrice Rama Diaw

Par un après-midi quelque peu venteux, nous décidons de faire un tour des boutiques de la ville. Sur l’île centrale, à l’architecture coloniale forte, aux maisons colorées de rose, bleu, vert, jaune et aux balcons en fer forgé, nous voilà déambulant au hasard des rues. C’est alors que notre regard est attiré par la devanture d’un magasin un peu plus coloré que les autres et aux couleurs chatoyantes de l’Afrique. L’inscription que nous pouvons lire sur la façade est la suivante : Rama Collection, créatrice de mode.

Notre curiosité piquée au vif, nous décidons d’aller y jeter un œil !

Quelle belle surprise d’y découvrir de beaux vêtements originaux travaillés à base de wax (=tissus africains). En 5 mois de voyage en Afrique de l’ouest, c’est la première fois que nous voyons des vêtements aussi bien travaillés. Ils sont à la fois, originaux, modernes et également empreints de tradition africaine.

Nous avons rencontré la créatrice pour comprendre d’où lui sont venus cette inspiration et cette passion. Rama est une personne très souriante, à la voix chaleureuse. Elle s’exprime avec passion et capte l’attention par son style soigné de la tête aux pieds et qui lui va si bien.

Elle nous raconte alors ses débuts. Dès son plus jeune âge elle se différenciait de ses copines à l’école. Tandis que les autres portaient des jeans et copiaient les européens, Elle portait une jupe courte, avec un petit haut cintré et un béret, le tout en wax ! Cela lui a valu le surnom de « majorette ». Elle passait beaucoup de temps avec son couturier. Elle dessinait les modèles, choisissait les tissus, lui comprenait très vite et réalisait exactement ce qu’elle voulait. C’est avec lui qu’elle a commencé à apprendre le métier.

Son père était peintre et artiste, elle a vécu une enfance pleine de couleurs. Aujourd’hui, elle s’inspire des tableaux de son père pour ses créations.

En 2007, après quelques années de petits boulots, elle décide de faire de sa passion sa profession. Elle part en Europe, en Asie pour gagner en expérience auprès d’autres créateurs et trouver de nouvelles inspirations. Elle est invitée à plusieurs défilés pour montrer ses créations et c’est un franc succès.

Elle possède aujourd’hui 2 magasins et vend ses créations, des vêtements aux bijoux, en passant par les chapeaux et les sacs. Les chutes de tissus sont donc recyclées pour customisés des accessoires et les assortir à ses collections.

Rama Diaw croit en ses créations et en l’Afrique, elle veut transmettre les valeurs de son continent et mettre en avant les magnifiques tissus produits ici. Elle se fournit au Togo, au Burkina, au Cameroun et en Côte d’Ivoire où les tissus sont de très bonne qualité et 100% coton. « L’Afrique c’est l’avenir ! »

Si vous venez faire un tour à Saint-Louis, nous vous invitons donc à lui rendre visite et venir découvrir ses créations, vous tomberez sous le charme, nous vous le garantissons !

Jetez-donc un coup d’oeil dans la boutique ci-dessous 😉

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Trésor n°20 – Pape Samba Sow, un Saint-Louisien aux multiples talents

Après une semaine à Dakar, nous reprenons la route pour Saint-Louis, à quelques kilomètres de la frontière mauritanienne. Là-bas nous attend déjà Pape Samba Sow – de son nom d’artiste Zoumba – qui nous a proposé de nous héberger pour 1 semaine. Zoumba étant un ami de l’ancienne institutrice de Marine (CE1 – CE2) ce fût facile de nouer le contact.

Mais qui est ce fameux Zoumba ?

Musicien, conteur, écrivain, poète, animateur radio, enseignant, metteur en scène, responsable régional de la ligue des droits de l’Homme, responsable de la promotion de la culture au sein de la mairie de Saint-Louis, etc. Vous l’aurez compris, Zoumba est un artiste accompli, engagé dans sa ville et dans son pays mais pas seulement. Grâce à de belles rencontres avec des américains et des allemands et à ses talents de conteur il est aujourd’hui fier de nous dire qu’il a déjà joué dans 29 pays différents.

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Contrairement à d’autres, la culture africaine se transmet à l’oral depuis la nuit des temps, ce qui la rend fragile. Les griots (conteurs/chanteurs) se font de plus en plus rares à conter des histoires sous les arbres à palabres. Mais depuis quelques temps, des artistes comme Zoumba font des pieds et des mains pour que cette tradition orale ne disparaisse pas et qu’elle soit même répandue grâce à des représentations dans le monde entier. Zoumba est en ce moment même en train d’organiser le festival des contes africains sur Saint-Louis, ville déjà active en culture avec le festival « Saint-Louis Jazz ».

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Zoumba s’avère être un homme haut en couleur, il a toujours mille projets en tête et en cours de réalisation mais n’en est pas moins accueillant. Dès notre arrivée il nous a considérés comme ses amis. Pour conclure c’est un homme passionné et passionnant avec qui nous avons passé des soirées à converser autour d’un thé (tradition oblige), nous avons même eu le droit à une représentation privée (en chaussettes) avec l’un de ces musiciens. Cette semaine en sa compagnie et celle de sa famille fût tout simplement GE – NI – ALE !

Trésor n°19 – L’île de N’Gor

Jeudi matin, réveillés par le muezzin de la grande mosquée de Dakar (prière oblige), nous sortons du lit. Voilà quelques jours que nous dormons chez Natsuno (une amie japonaise rencontrée au Burkina, chez Marine et Oussou, eux-mêmes rencontrés grâce à Anna, une amie française rencontrée au Togo voilà déjà un moment), vous suivez ?

Après 2 jours sans vraiment faire grand-chose on décide de sortir visiter les abords de la ville, en particulier l’île de N’Gor. Inutile de préciser que Dakar est une capitale qui va vite !  Le centre-ville est bruyant, on est constamment alpagués par des vendeurs dans la rue. En 200 mètres on te propose tout, du masque en bois à la télécommande en passant par les serpillères. Bref, vivre à Dakar est quelque peu fatiguant, elle est différente des autres capitales d’Afrique de l’ouest comme Bamako qui s’apparenterait davantage à un gros village. Nous décidons donc de sortir du centre pour se perdre dans les ruelles de l’île de N’Gor, c’est sympathique paraît-il !

25 minutes de car rapide plus tard, nous arrivons sur la plage qui fait face à l’île. Après avoir trempé les pieds dans l’eau et pris 2-3 photos (on ne perd pas les habitudes de touristes), un homme nous appelle de loin. « Et me*** il va encore vouloir nous vendre un tour en pirogue ou des arachides ! » se dit David. « Hey bonjour, vous voulez traverser pour l’île ? » dit l’homme. « Bingo ! Ça n’a pas loupé ! » . Mais en réalité David a été mauvaise langue. Ce gars, Billy, est tout simplement le gérant de la liaison « continent-île », à aucun moment il ne s’est dit « Tiens, des toubabs, je vais me les mettre dans la poche ! ». Bref, l’aller-retour coûte 500FCFA (0,80€), on y va !

David face à l'île

David face à l’île

5 minutes suffisent à traverser mais la mer est légèrement agitée et la pirogue prend l’eau, imperturbable, le piroguier fonce avec sa pirogue à moteur ! On débarque sur la plage.

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Une heure durant on va se perdre dans les minuscules ruelles d’un Mont Saint-Michel à la sénégalaise.

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Les ruelles de l'île

Les ruelles de l’île

C’est dans l’une de ces ruelles que nous rencontrons Lune, teinturier et maître batikeur sénégalais. Ses batiks sont magnifiques, ses foulards également. On se laisse tenter par les foulards car les batiks décoratifs on connaît déjà. En plus il fait froid (eh oui, c’est possible) donc ce ne sera pas de trop. Lune est vraiment touchant et nous a conté sa vie sur l’île. Pour ceux qui ignorent ce à quoi un batik peut ressembler, nous vous laissons aller voir au trésor n°3. La rencontre fut très agréable, loin de l’effervescence de la capitale.

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Lune et sa boutique

Lune et sa boutique

L’après-midi continue au bord de l’eau, une gazelle à la main, un des foulards de Lune sur la tête. Dans quelques jours nous partons pour St-Louis.

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Trésor n°18 – L’île de Carabane

Après 5 pays, 29 taxis brousses, 11 bus, 36 villes et plusieurs centaines de kilomètres parcourus nous arrivons sur les berges de la Casamance au sud du Sénégal. D’accord, l’aventure n’est pas terminée mais nous avions tous les deux envie de quelques jours de farniente loin de l’effervescence des grandes villes africaines. Direction : L’île de Carabane à l’embouchure du fleuve Casamance.

Précisons tout d’abord que l’île n’est accessible qu’en pirogue et qu’aucune voiture n’y roule. L’île est en effet un banc de sable accroché à une des plus belles mangroves du Sénégal. Maintenant que les bases sont posées c’est parti pour quelques jours entre plages et cocotiers.

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Le village de Carabane (situé sur l’île de Carabane) a été créé à l’initiative des Français. Premier comptoir colonial en Casamance, il a depuis longtemps été abandonné par les français, laissant derrière eux une église, une mission de sœurs évangélisatrices, un comptoir, et l’épave d’un négrier au large de l’île. Des 3 bâtiments, seul celui des sœurs est toujours utilisé (reconverti en hôtel).

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Les vestiges d'un passé colonial

Les vestiges d’un passé colonial

Loin, très loin d’un tourisme de masse, l’île jouit d’un calme et d’une douceur de vivre naturelle. Et qui dit douceur de vivre dit :

  • Se balader sur la plage
  • Boire une bière au coucher du soleil
  • Manger du poisson pêché le matin-même
  • Boire le thé avec un habitant de l’île
  • Partir en pirogue dans les mangroves

En quelques mots : Vivre au rythme de l’île. Son atmosphère est si particulière que dès la descente de la pirogue on s’y sent bien, très bien. David s’est même pris à rêver de construire sa propre case sur l’île. Il faut savoir qu’une belle case en dur (50m2, cuisine, salle de bain, 2 chambres, etc) ne coûte pas plus de 5 000€ (terrain, construction, installation solaire, etc). Ça donne à réfléchir…

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Le village

Le village

Les champs de riz

Les champs de riz après récolte

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La mangrove

La mangrove

 

La plage

La plage

Capitaine pêché à Elinkine, village en face de Carabane, par un Albert, un pêcheur du village.

Capitaine pêché à Elinkine, village en face de Carabane, par Albert, un pêcheur du village.

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Ca y est, le soleil s’est couché pour la 4eme fois au large du Sénégal, demain nous prendrons un bateau pour Dakar.

Trésor n°17 – L’Afrique de l’ouest, tout un art

Il est un grand classique africain dont nous ne vous avons toujours pas présenté la beauté… Nous attendions les dernières étapes de notre voyage pour pouvoir vous en présenter une large palette de couleurs, de savoir-faire, de talents… Nous parlons évidemment ici de l’art africain dans toute sa splendeur !

A chaque étape, village, ville, nous avons eu le plaisir de découvrir une part importante d’objets d’arts fabriqués par des artisans au savoir-faire ancestral. Chaque place tient son lot de marchés artisanaux, boutiques et centre d’artisanats. Les centres sont des lieux d’apprentissage où les artistes choisissent de se spécialiser dans le travail du bois, du bronze, de l’or et de l’argent, de la céramique, de la peinture, et j’en passe !

Ces hommes et ces femmes sont davantage considérés comme des artisans que comme des artistes car leurs travaux peuvent sembler en plusieurs points similaires, jusqu’à ce que nous soyons attirés par des formes particulières, qui sortent de l’ordinaire et deviennent à nos yeux de véritables œuvres d’arts. Après plusieurs mois de voyage, nous en sommes donc venus à rechercher la perle rare.

Le plus important dans cette histoire est que l’Afrique ne perde pas son savoir-faire, qu’elle le transmette de génération en génération et qu’il ne se perde pas au profit d’une fabrication industrielle. En espérant que la modernité ne prenne pas le pas sur la tradition !

Nous vous laissons découvrir ci-dessous quelques trésors achetés sur notre route :

Médaillon en argent

Médaillon en argent

Bracelets Touareg

Bracelets Touareg

Bague en argent

Bague en argent

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Tableaux de Diaki

Tableaux de Diaki

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Masques

Masques

Trésor n°16 – Une suédoise nous accueille à Bamako

Après quelques jours très sympathiques passés à Sikasso au Mali, nous voilà partis en direction de la capitale : Bamako !

Premièrement, pour tous vous rassurer, le Mali a été pour nous le pays le plus accueillant depuis notre départ. Dès notre arrivée à Sikasso, nous avons été invités à boire le thé (activité quotidienne nationale) et à faire une tournée des magasins pour quelques « causeries » en début de soirée. Nous étions en parfaite sécurité dans le sud du pays, les habitants ne considèrent pas leur pays comme dangereux pour le tourisme, il n’y a jamais eu aucun conflit dans le sud.

Revenons donc à notre découverte de Bamako. Comme à notre habitude, nous sommes partis à la recherche d’un hébergement dans notre budget (6500 FCFA / nuit). A savoir que l’offre hôtelière de la ville est plutôt autour de 15 – 20 000 FCFA / nuit depuis que Bamako a accueilli la Coupe d’Afrique des Nations il y a quelques années. Bref, premier hôtel : 30 000 FCFA / nuit, hummmm « Vous ne connaitriez pas un autre hôtel moins cher par hasard ? ». On repart pour le 2e hôtel lorsqu’un type nous accoste (comme souvent dans la rue) :

  • Vous êtes français ?
  • Ouiiii
  • De quelle ville ?
  • Nantes (personne ne connait Laval)
  • Ahhhh Nantes, 44, je connais bien M. le maire. Jean-Marc…

Ah, le type n’a pas l’air con ! En continuant de discuter on lui explique qu’on cherche un hôtel pas trop trop cher. Il nous demande alors si nous avons essayé d’aller voir la suédoise. « Ah non, quelle suédoise ? ». « Venez, je vous y emmène c’est juste à côté ! ». Après 2 min de marche, on arrive devant une maison plutôt sympathique avec son allure d’ambassade.

La maison de Reidun

La maison de Reidun

On nous présente alors à une femme d’une soixantaine d’années à moitié trempée et habillée d’un pagne. Elle semble un peu surprise de notre arrivée mais sans plus. Elle ne parle pas français donc nous entamons le dialogue en anglais. Voici un résumé du dialogue : Nous lui expliquons que nous cherchons un logement peu cher comparé aux hôtels environnants car nous sommes des voyageurs sac-à-dos et avons donc un petit budget. Elle comprend notre situation ayant été elle-même une grande voyageuse en son jeune âge. Elle nous demande juste d’attendre quelques instants le temps de s’habiller car elle vient juste de prendre une douche et est à moitié à poil (nous reprenons ses mots). Elle nous invite ensuite à la suivre pour nous montrer une chambre. Nous choisissons une petite pièce très propre où nous pouvons installer deux matelas, le prix étant un peu moins de 10€, exactement le budget que nous souhaitions ! La maison est très luxueuse pour le prix demandé, une grande salle de bain à la française nous attend, un très beau jardin également, un salon, une cuisine à disposition, la wi-fi etc. Nous ne pouvions pas mieux tomber !

Le salon

Le salon

Le jardin

Le jardin

Dans les heures qui suivent, nous découvrons rapidement que Reidun (notre hôte) est quelque peu barrée ! C’est une hyperactive qui saute du coq à l’âne constamment, qui déborde d’énergie et que nous avons nous-même du mal à suivre. Elle nous explique que cette maison est en fait une association qui a pour but de promouvoir la musique entre artistes maliens et suédois. Elle souhaite ici aider de jeunes artistes à se faire connaître, partager, laisser libre court à leur créativité, etc.

L’asso se met peu à peu en place, le projet étant de proposer quelques chambres à louer, quelques boissons fraîches, des concerts réguliers, un studio d’enregistrement, etc. Nous pouvons donc bénéficier d’une chambre par encore tout à fait établie, nous sommes les premiers clients !

Grâce à Reidun, nous avons pu découvrir Bamako, ses bars et la bonne ambiance de ses quartiers et de ses habitants !

La fameuse Reidun

La fameuse Reidun

En parlant de musique, étant au pays de Salif Keita, nous avons décidé de nous mettre à la musique. C’est au détour d’une ruelle que nous avons découvert le Kalakuta Republic, un bar à l’entrée très bien soignée. Le bar est fermé mais nous nous arrêtons 5 min pour admirer les peintures lorsqu’un type aux allures de rappeur sort (diams à l’oreille, casquette NY et débardeur des Lakers). De là la conversation s’engage avec Kenzo, il nous fait visiter l’intérieur et nous parle du concert du lendemain. C’est au moment de partir qu’il nous explique qu’il tente de remettre au gout du jour un instrument de musique africain quasiment oublié, les « concas », sortes de maracas africaines. Il nous propose alors de nous apprendre à en jouer. Deux matinées durant nous avons essayé, réessayé pour enfin réussir à maitriser quelque peu ces instruments.

La déco du Kalakuta Republic

La déco du Kalakuta Republic

Le prof et ses élèves

Le prof et ses élèves

Après quelques balades et visites dans la ville, notre semaine à Bamako s’achève et notre séjour au Mali par la même occasion. Ces deux petites semaines nous ont parues bien courtes. Une chose est sûre, en revenant au Mali, nous nous attèlerons  à la découverte du Pays Dogon situé un peu plus au nord, magnifique région que nous avions choisi d’éviter par mesure de sécurité, peut-être à tort. Le Mali nous réserve encore bien des surprises et c’est avec plaisir que nous y reviendrons !

Tradition VS Modernité

Tradition VS Modernité

Coucher de soleil sur le Niger

Coucher de soleil sur le Niger

Merci bonsoir !